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Vie sauvage

La vie sur notre planète traverse une crise majeure. D’après les scientifiques, le taux d’extinction des espèces est aujourd’hui 1 000 à 10 000 fois plus élevé qu’au cours des temps géologiques passés. Et les activités humaines sont, de près ou de loin, responsables de ce déclin.

 

Les enjeux

Selon le Rapport Planète Vivante 2014, les populations sauvages de vertébrés – mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons – ont décliné de 52 % au cours des 40 dernières années. Un mammifère sur quatre est menacé et pourrait s'éteindre dans un futur proche. De même qu’un oiseau sur huit, un requin sur cinq, un conifère sur quatre et un amphibien sur trois. Si les espèces déclinent à la fois dans les régions tempérées et tropicales, ce recul est nettement plus prononcé sous les tropiques.

À l’échelle européenne, la vie sauvage subit également les impacts néfastes des activités humaines. Les zones humides, les prairies et les terres agricoles cultivées de façon extensive continuent à diminuer, tandis que la fragmentation, la dégradation et la destruction des habitats, ainsi que la pollution, la surexploitation des ressources, la propagation des espèces exotiques envahissantes et le changement climatique continuent d'exercer une pression importante sur la biodiversité.

La Belgique, bien que très industrialisée, est riche en biodiversité. Malheureusement, des espèces comme le grand dauphin, le bruant ortolan (oiseau), la gélinotte des bois (oiseau), l’esturgeon, le crapaud sonneur à ventre jaune et le criquet migrateur européen, autrefois plus communes, se sont raréfiées ou ont disparu de notre pays au cours des dernières décennies. Beaucoup d’autres, comme la loutre, la rainette verte, la sauterelle à sabre et le papillon azuré des mouillères semblent condamnées au même destin.

La perte et la dégradation de l’habitat ainsi que l’exploitation des ressources naturelles par l'agriculture intensive, la chasse et la pêche sont les premières causes du déclin de la vie sauvage sur notre planète. Le réchauffement climatique, qui pourrait se renforcer à l’avenir, constitue également une menace importante pour les espèces.

Les objectifs du WWF

La conservation de la nature sauvage est au cœur même de notre mission. L’objectif principal du WWF est d’assurer que les espèces les plus menacées et emblématiques soient protégées et puissent prospérer dans leur habitat naturel. Préserver ces espèces, c’est aussi préserver l’ensemble de leur écosystème.

En protégeant la vie sauvage, nous contribuons à préserver notre belle et irremplaçable planète, et épargnons les ressources et les services essentiels que nous fournissent la nature et qui rendent possible notre propre vie sur Terre.

Pour 2025, les ambitions du WWF en matière de protection de la vie sauvage sont les suivantes :

  • Les habitats des espèces prioritaires du WWF sont protégés, sont plus étendus et mieux connectés les uns aux autres
  • Les conflits hommes-animaux sont minimisés
  • La conservation de ces espèces a permis à celles-ci de prospérer et les populations locales en tirent des bénéfices 
  • Le braconnage et le commerce illégal des espèces ont pris fin

Les ambitions du WWF en matière de protection de la vie sauvage et de la biodiversité se retrouvent en partie dans le « Plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020 » et les objectifs d’Aichi , un cadre d’action échelonné sur dix ans pour tous les pays et les parties prenantes engagés à préserver la biodiversité et accroître ses avantages pour les populations. Ces objectifs ont été adoptés en octobre 2010 dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB).

Que faisons-nous ?

Depuis plus de 50 ans, le WWF se consacre à la protection des espèces sauvages, tant par le biais de projets de terrain que par un travail politique et de sensibilisation. Dans ce cadre, la lutte contre le braconnage et le commerce illégal des espèces constitue l’une de nos priorités. Il s’agit en effet de menaces majeures pour des espèces emblématiques telles que l’éléphant, le rhinocéros et le tigre.

À titre d’exemple, le projet 'Tx2' compte parmi nos engagements les plus ambitieux. Implémenté dans les 13 « pays du tigre », il a pour objectif de doubler le nombre de tigres sauvages d’ici à 2022. Le WWF a également contribué au succès de nombreuses opérations de repeuplement, du rhinocéros noir d’Afrique du Sud à l’antilope cervicapre dans l’Himalaya. Ces actions participent à la conservation des écosystèmes sur le terrain tout en permettant aux populations locales de continuer à profiter des bienfaits de la nature.

Le WWF agit également au niveau politique. Nous faisons pression sur les décideurs politiques pour obtenir des réglementations plus fortes en matière de protection de la biodiversité à l'échelle internationale, européenne et belge.

INTERNATIONAL

Sur le plan international, le WWF assiste tous les deux ans à la conférence des Nations Unies pour la biodiversité, qui rassemble tous les pays signataires de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB). Le but de ces conférences est de faire avancer la protection de la biodiversité au niveau mondial.

EUROPE

Plus de la moitié des réglementations environnementales qui s’appliquent en Belgique viennent de l’Europe. Il est donc très important de pouvoir les influencer dans le bon sens. Dans cette optique, nous collaborons étroitement avec le bureau européen du WWF. Au niveau européen, nous travaillons à obtenir une législation forte, un financement adéquat et une bonne gestion des sites Natura 2000 ainsi que l’intégration de la biodiversité dans les politiques relatives à la pêche et à l'agriculture.

BELGIQUE

Nous agissons enfin au niveau local – les compétences environnementales sont en effet régionalisées dans notre pays. Nous collaborons régulièrement avec d’autres ONG environnementales belges afin de faire passer nos messages auprès des décideurs politiques, à l’échelle régionale et fédérale.

La protection des espèces passe aussi par des actions et des campagnes de sensibilisation, que nous menons tant auprès des communautés locales que du grand public pour éveiller les consciences quant à la valeur et à l’importance que revêt la vie sauvage.