Un rare jaguar noir aperçu en Équateur (vidéo)
Un rare jaguar noir aperçu en Équateur (vidéo)
En Amazonie équatorienne, près de la frontière avec le Pérou, un rare jaguar noir a été repéré grâce aux caméras de surveillance de la faune du WWF. Les jaguars sont des animaux très farouches et seuls environ 10 % d’entre eux sont entièrement noirs. Il faut donc avoir beaucoup de chance pour apercevoir un jaguar « mélanique ». « Le fait d’avoir pu observer cet animal rare dans cette région montre que l’écosystème y est sain et que nos efforts en Équateur portent leurs fruits ».
Vidéo du jaguar noir repéré par une caméra de surveillance en Équateur.
Typiquement, les jaguars ont un pelage jaune doré parsemé de rosettes noires, mais ce n’est pas le cas de ces nouvelles images : il s’agit ici d’un jaguar atteint de mélanisme, ce qui lui confère une pigmentation noire. C’est l’inverse de l’albinisme, où l’on observe au contraire une absence de pigmentation.
Ce jaguar noir a été repéré dans une région habitée par la communauté des Tinkias, dans la province de Pastaza, à l’est de l’Équateur, près de la frontière avec le Pérou. La caméra de surveillance avait capturé ces images en décembre 2025, mais elles ont été découvertes récemment, lors de la collecte et de l’analyse des images de ces caméras.
Nous y soutenons la communauté Tinkias, pour qu’elle puisse protéger et gérer les vastes étendues de forêt amazonienne de son territoire. Celui-ci s’étend sur environ 40 000 hectares, soit près de deux fois la superficie de la ville d’Anvers. Nous fournissons notamment à la communauté Tinkias tout le matériel nécessaire à la surveillance de la biodiversité.

Améliorer l'habitat de la faune sauvage
La partie équatorienne de la forêt amazonienne abrite une biodiversité exceptionnelle et joue un rôle clé dans la régulation du climat et l'approvisionnement en eau douce. À travers nos projets en Équateur, nous visons à promouvoir une bonne gestion des forêts et des ressources en eau douce dans la région. Des efforts qui bénéficient non seulement aux communautés locales qui dépendent de ces écosystèmes, mais aussi à la préservation du jaguar.
Le jaguar reste une espèce vulnérable, notamment à cause de la déforestation et de la perte de son habitat. Les jaguars ont besoin de vastes territoires et, lorsque leur habitat naturel se morcelle, leur terrain de chasse rétrécit et leurs populations se retrouvent isolées les unes des autres. C’est pourquoi nous travaillons à restaurer et à reconnecter des parcelles de forêt sauvage, ce qui améliore l’habitat du jaguar et permet à l’espèce de prospérer.
« Le fait de trouver un jaguar noir dans cette région signifie que l'écosystème y est stable et en bon état, et que notre travail porte ses fruits. Si la forêt était déséquilibrée, sinon nous ne pourrions jamais y observer un animal aussi rare », conclut Rebeca Martinez du WWF en Équateur.