Six papas remarquables du monde animal

Six papas remarquables du monde animal

Ce dimanche 13 juin, c’est la fête des Pères ! À cette occasion, lumière sur les papas étonnants, dévoués ou pas, du monde animal. Nos expert·es ont sélectionné leur coup de cœur spécialement pour vous !

Le loup – La famille avant tout

Choisi par : Naomi Ferrière

Contrairement à l’expression « être un loup solitaire », le loup, que l’on retrouve largement en Europe, en Amérique du Nord ainsi qu’en Asie, n’apprécie que moyennement la solitude à long terme. La plupart du temps, la fidélité éternelle est d’ailleurs le mot d’ordre du couple de loups.

Une fois qu’il a trouvé sa compagne, le mâle parcourt son territoire avec la femelle, lui montre ses talents de chasseur, les cachettes… Il veut lui prouver la qualité de son environnement. Après quelques semaines de ce qui pourrait s’apparenter à un « flirt », les loups s’accouplent au printemps.

Ensemble, ils forment le couple de parents de la meute. Ils s’occupent tous deux de leurs louveteaux, et le père part souvent seul à la chasse pour ramener de la nourriture pour toute la famille. Vers l’âge de deux ans, les jeunes loups quittent le cocon familial pour, à leur tour, partir en quête d’une famille à fonder.

L’hippocampe – Une grossesse paternelle

Choisi par : Nicolas Tubbs

L’hippocampe, dont la présence est un signe de bonne santé de l’océan, a la spécificité d’être le seul mâle au monde à porter les œufs (jusqu’à plusieurs centaines, voire milliers !) dans sa poche ventrale. Après que la femelle y a pondu les œufs, c’est donc le mâle qui les porte et les protège pendant toute la durée de la gestation, soit environ deux semaines.

Après une expulsion éprouvante, son rôle s’arrête… jusqu’à la prochaine fois !

Le phalarope à bec large – papa poule jusqu’au bout !

Choisi par : Corentin Rousseau

Dans le monde des oiseaux, il n’est pas rare que la gestion des œufs et des poussins soit partagée entre le mâle et la femelle. Mais parfois, c’est carrément le mâle qui les prend en charge seul. C’est notamment le cas du phalarope à bec large, qui vit dans les régions arctiques de l’Amérique du Nord et de l’Eurasie.

D’abord, c’est la femelle qui mène la parade nuptiale : elle vole en larges cercles autour du mâle en criant. Elle arbore aussi un plumage plus flamboyant que le mâle, qui est lui plus terne et plus petit.

Une fois que la femelle a pondu les œufs, c’est le mâle qui s’occupera seul de la couvaison pendant une vingtaine de jours. Et la femelle, pendant ce temps-là ? Elle peut aller s’accoupler avec un autre mâle qui, à son tour, s’occupera seul de leur descendance.

Le manchot du Cap – un ou deux papa(s) en or

Choisi par : Iliana Janssens

Dans la lignée des pères exemplaires du règne animal, les espèces de manchots occupent souvent le podium. Et à juste titre ! Les deux parents se chargent, en alternance, de le couver pendant les semaines précédant l’éclosion. Tous deux s’occupent ensuite tour à tour du poussin une fois l’œuf éclot.  

Chez le manchot du Cap, l’instinct paternel est tel que qu’il est courant que les couples homosexuels s’approprient ou récupèrent un œuf abandonné pour en prendre soin. Dans le zoo d’Amersfoort au Pays-Bas, un couple de manchots du cap mâles en est ainsi à sa seconde couvaison ! 

Le bonobo – qui veut épouser mon fils ?

Choisi par : Nicolas Tubbs

Les bonobos, présents seulement dans les forêts au sud du fleuve Congo et au nord de la rivière Kasaï, vivent en société matriarcale… Et la paternité n’échappe pas à l’œil affûté des mères ! Au-delà de protéger leurs fils des combats entre mâles, les mères bonobos veillent qu’aucun individu ne vienne saboter les tentatives d’accouplement de leur fils.

Par ailleurs, les mères permettent aussi à leur rejeton, grâce à leur rang social au sein du groupe, de rencontrer plus de femelles en phase d’ovulation. Leur but ? Assurer une descendance, sans devoir s’en préoccuper elles-mêmes !

Après l’accouplement, le père est remercié ; c’est la femelle qui prendra exclusivement en charge la protection, la nourriture et l’éducation de leur petit.

Le gorille de montagne – le gentleman encombrant

Choisi par : Mone Van Geit

Les gorilles vivent en un clan mené par un mâle dominant et qui compte jusqu’à 30 individus. Ce mâle protège tous les petits, qu’ils soient les siens ou non, avec autant de soin. Il participe à leurs jeux, en faisant preuve d’une étonnante délicatesse. La nuit, il leur permet même de dormir au chaud dans son nid. Si la mère d’un de ses petits meurt, il s’occupera seul de sa progéniture. Et lorsque les petits sont menacés, les gorilles n’hésiteront pas à les protéger jusqu’à la mort.