Journée mondiale de la faune sauvage : un tiers des espèces menacées en Belgique
Journée mondiale de la faune sauvage : un tiers des espèces menacées en Belgique
La coalition pour la biodiversité demande aux gouvernements un plan ambitieux pour le retour du vivant
Bruxelles, le 3 mars 2026 - À l’occasion de la Journée mondiale de la faune sauvage, la Coalition belge pour la Biodiversité lance la campagne « Pour le retour du vivant ». Elle appelle les gouvernements wallon et bruxellois à soumettre à la Commission européenne un plan de restauration de la nature ambitieux et déplore l’absence, à ce stade, de propositions structurées, alors que l’échéance approche à grands pas. La pétition lancée dans ce cadre a déjà recueilli plus de 10 000 signatures.
En Belgique, un tiers des espèces animales et végétales sont menacées. 95 % des habitats protégés au niveau européen sont en mauvais état.(1) Les milieux les plus vulnérables – zones humides, tourbières, prairies riches en fleurs, forêts anciennes – sont pourtant essentiels pour le climat, la qualité de l’eau et la santé publique.
“De klok tikt. Elk jaar dat we talmen, verliezen we soorten. Tegelijkertijd verdwijnt ook onze natuurlijke klimaatbescherming en wordt de volksgezondheid gehypothekeerd”, zegt Benjamin Clarysse, algemeen directeur van Bond Beter Leefmilieu. “We verwachten van onze regeringen dat ze hun verantwoordelijkheid nemen en ambitieuze doelen zetten voor meer bossen en veengebieden, meer vrijstromende rivieren en overstromingsvlaktes, meer groen in steden en meer bestuivers in landbouwgebied."
2026, une année charnière
Ce constat est largement partagé : l’érosion de la biodiversité est documentée, et la nécessité d’agir fait consensus. C’est pourquoi l’Union européenne a adopté un règlement sur la restauration de la nature (2). Dans ce cadre, la Belgique devra soumettre en 2026 un plan national de restauration détaillant les objectifs, les priorités et les moyens mobilisés pour restaurer notre nature d’ici 2030 et 2050.(3) Les Régions sont responsables de l’élaboration et de la mise en œuvre de ce plan sur leur territoire.
Mais cette opportunité ne produira d’effets que si les gouvernements régionaux font le choix de l’ambition. Le bilan intermédiaire (4) dressé en décembre dernier par les organisations de protection de la nature est préoccupant : à ce stade, aucune trajectoire claire ni investissements structurels à la hauteur des enjeux ne semblent identifiés. Or, le plan est attendu par la Commission européenne en septembre 2026, soit dans 6 mois.
Un appel citoyen pour restaurer 30 % d’ici à 2030
Face à ce calendrier serré, la Coalition belge pour la biodiversité appelle les gouvernements à fixer un cap clair et à accélérer. C’est dans ce contexte qu’elle lance, à l’occasion de la Journée mondiale de la faune sauvage, la pétition « Pour le retour du vivant », déjà signée par plus de 10 000 citoyennes et citoyens.
La pétition s’accompagne d’un ensemble d’exigences précises adressées aux gouvernements wallon et bruxellois : restaurer au moins 30 % des milieux naturels d’ici 2030, engager sans délai des mesures pour enrayer la dégradation des écosystèmes, et prévoir un financement structurel à la hauteur des enjeux.
« Investir dans la nature n’est pas un coût, mais un investissement dans notre futur », souligne Alexia Vandebergh, chargée de Plaidoyer Nature chez Natagora. « Des recherches ont montré que chaque euro investi peut générer jusqu’à 51 euros de bénéfices — en santé, en sécurité hydrique et en qualité de vie. La restauration de la nature n’est pas un projet de luxe, mais une nécessité. » (5)
Notes aux éditeurs
- Voir l’état de l’environnement wallon, ici
- Pour plus d’informations sur le règlement, c’est ici sur le site de la Commission européenne
- Pour en savoir plus sur ce plan et les enjeux, plusieurs articles des organisations membres de la coalition biodiversité
- 2026, une année cruciale pour la nature ! Canopea, février 2026
- 2026, l’année de la restauration ? Natagora, janvier 2026
- Le bilan de la coalition #restorenature de décembre dernier est disponible ici
- L’étude réalisée par Vito et L’université de Liège sur les bénéfices générés par l’investissement dans la restauration de la nature est disponible ici.
| Contact Esther Favre-Félix Mobilization & Press specialist - WWF-Belgique +32 484 38 93 32 [email protected] À propos du WWF (World Wide Fund for Nature) Depuis 60 ans, le WWF est l’une des principales organisations indépendantes de préservation de la nature et l’une des plus expérimentées. Il compte plus de cinq millions de membres, donateurs et donatrices, au sein d’un réseau mondial actif dans plus de 100 pays. Le WWF coopère avec d’autres acteurs et actrices pour mettre fin à la dégradation des milieux naturels sur la planète et œuvrer à un avenir où les humains vivront en harmonie avec la nature, par la conservation de la diversité biologique, la promotion d’une utilisation durable des ressources naturelles et la lutte contre la pollution et le gaspillage. Les 10 prochaines années seront cruciales pour aborder les principales menaces qui pèsent sur la nature et sur l’humanité. |