Le WWF publie un Guide belge du chocolat

Le WWF publie un Guide belge du chocolat

Bruxelles, 20 mai 2026 - Le WWF publie aujourd’hui le premier Guide belge du chocolat, un outil en ligne destiné à aider les consommateurs et consommatrices belges à faire des choix plus éclairés. Il permet de comprendre l’impact social et environnemental de la production de 19 entreprises, notamment sur les forêts tropicales.  

« Les consommateurs et consommatrices belges ont un vrai pouvoir d’influence, à condition d’avoir accès à une information fiable et compréhensible », explique Hendrik Mersseman, chargé du plaidoyer sur les forêts au WWF-Belgique. « Avec ce guide, nous rendons visibles les écarts entre les entreprises et envoyons un message clair : la transparence et la lutte contre la déforestation doivent devenir la norme du secteur. » 
 

Pourquoi le chocolat pose-t-il problème ?

Selon les derniers chiffres sur la déforestation dans le monde, publiés par Global Forest Watch, 4,3 millions d’hectares de forêts tropicales ont disparu en 2025, soit l’équivalent de plus de 11 stades de foot par minute. La production de cacao reste l’une des causes majeures de déforestation et de violations des droits humains. En Afrique de l’Ouest par exemple, près de 80 % des forêts tropicales humides ont déjà disparu, et une étude de 2020 rapportait qu’environ 1,5 million d’enfants y travaillaient encore dans les plantations de cacao.  

Or, la Belgique est un grand importateur et transformateur de cacao : chaque année, les importations du secteur du chocolat en Belgique sont liées à la destruction d’une superficie de forêts supérieure à celle de la ville de Liège. Le WWF-Belgique avait publié un rapport à ce sujet en novembre 2025.

Un guide pour consommer en connaissance de cause 

Le Guide belge du chocolat réunit, pour la première fois, les données de la Chocolate Scorecard 2026, référence internationale et indépendante en matière de durabilité du cacao, dans un outil spécifiquement conçu pour la consommation belge. 

Le guide analyse les 19 entreprises et enseignes les plus représentées sur le marché belge et propose : 

  • Une synthèse de leur performance sur sept critères clés : traçabilité, revenu vital, travail des enfants et travail forcé, déforestation, agroforesterie et climat, pesticides et égalité de genre. 
  • Une explication claire de chaque critère et de leurs enjeux pour les forêts et les communautés. 
  • Des repères indépendants permettant de faire des choix plus éclairés. 

Des différences claires entre les marques

La Chocolate Scorecard 2026 montre que certaines entreprises affichent des progrès concrets, tandis que d’autres se distinguent par un manque persistant de transparence. Le WWF-Belgique a examiné cette analyse de près et a élaboré, sur cette base, un guide à l'intention des consommateurs et consommatrices belges. Voici quelques tendances marquantes :  

  • Des progrès restent nécessaires pour aller dans la bonne direction, mais plusieurs entreprises ont déjà enregistré des avancées en termes de déforestation et de traçabilité : grâce aux campagnes menées par les organisations de défense de la nature, comme le WWF, et sous l'influence de la nouvelle réglementation européenne à venir (EUDR), Nestlé, Mars et Ferrero ont notamment renforcé leurs politiques et leurs systèmes de suivi, selon l’édition 2026 de la Chocolate Scorecard. 
  • Parvenir à un revenu décent pour les producteurs et productrices de cacao reste un point noir du secteur du chocolat : la plupart des grandes entreprises actives sur le marché belge obtiennent des scores trop faibles sur ce critère, ce qui perpétue les risques liés au travail des enfants et à la déforestation. 
  • Tony’s Chocolonely et Ritter Sport se démarquent comme les entreprises les plus performantes du classement. Leurs résultats montrent qu’un approvisionnement en cacao plus durable est possible à grande échelle. 
  • Du côté de la distribution, la Chocolate Scorecard a salué Ahold Delhaize, Aldi et Carrefour pour leurs participations constantes et transparentes à l’évaluation au fil des années. 
  • Le guide souligne également que certaines entreprises majeures ont choisi de ne pas participer à l’édition 2026 de la Chocolate Scorecard. Mondelēz International (propriétaire notamment de Côte d’Or, Milka et Toblerone) en fait partie et s’est vu attribuer le prix du « mauvais élève » 2026 (Bad egg award), mettant en évidence son manque de transparence. Lors de sa dernière participation complète, en 2024, l’entreprise se classait 25ᵉ sur 38. 

De la fève au supermarché 

« En facilitant la comparaison entre les grandes marques, notre Guide belge du chocolat nous permet de faire des choix plus éclairés », conclut Hendrik Mersseman, chargé du plaidoyer sur les forêts au WWF-Belgique. Ainsi, tout le monde peut contribuer à faire évoluer la filière cacao vers une production plus durable et transparente, depuis la fève jusqu’au supermarché. Une avancée pour l’humain comme pour la nature. 

Découvrez notre Guide belge du chocolat ici

Disclaimer : Le Guide belge du chocolat est un outil d'information basé sur la méthodologie de la Chocolate Scorecard. Les évaluations présentées ne constituent pas une recommandation, une certification, ni un soutien du WWF-Belgique à l'égard d'une entreprise, d'une marque ou d'un produit spécifique. Le WWF-Belgique ne saurait être tenu responsable des décisions d'achat prises sur la base de ce guide. 

Contact
Hans Moyson
Media Relations Manager
WWF-Belgique
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À propos du WWF
Depuis plus de 60 ans, le WWF est l’une des principales organisations indépendantes de préservation de la nature et l’une des plus expérimentées. Il compte plus de cinq millions de membres, donateurs et donatrices, au sein d’un réseau mondial actif dans plus de 100 pays. Le WWF coopère avec d’autres acteurs pour mettre fin à la dégradation des milieux naturels sur la planète et œuvrer à un avenir où les humains vivront en harmonie avec la nature, par la conservation de la diversité biologique, la promotion d’une utilisation durable des ressources naturelles et la lutte contre la pollution et le gaspillage.