Journal d’une loutre belge

Journal d’une loutre belge

En 2026, nous avons une mission : faire de la Belgique un paradis pour les loutres. Pour y parvenir, nous recherchons 150 parents adoptifs symboliques, prêts à s’engager à nos côtés. Car en un an, de grandes choses sont possibles. Comme la première année de vie d’une loutre. Plongez dans le journal intime d’une loutre belge dès sa première bouffée d'air… et découvrez comment, ensemble, nous pouvons écrire un avenir meilleur pour son espèce.

Ma première bouffée d’air 

Il fait noir. Je suis bien au chaud et en sécurité. 

Mon monde est petit. Je suis aveugle et mon odorat et mon ouïe ne sont pas encore bien développés ; je dépends donc entièrement de ma mère. Elle nous a tous bien cachés, mes frères et moi, dans son terrier, appelé « catiche ». Elle nous nourrit, nous déplace, nous protège. 

Après environ cinq semaines, j’ouvre les yeux pour la première fois, mais je reste dans le terrier avec mes frères pendant que maman part à la chasse pour se nourrir. Nous buvons son lait bien riche. Mmm !  

Leçons de natation 

J’ai maintenant environ deux mois, et ma fourrure est en train de changer. Mon duvet gris cède la place à un pelage brun imperméable avec un sous-poil isolant qui retient l’air et me tient chaud. Maman le voit et décide qu’il est temps. C’est le moment d’apprendre à nager.  

Elle m’attrape par la peau du cou et pénètre dans l’eau avec moi. Au début, c’est désagréable (elle m’emmène même un peu sous l’eau avec elle !), mais je maîtrise très vite l’art de la nage. Je joue dans l’eau avec mes frères. Nous glissons sur la berge comme si c’était un toboggan. 

Otter swimming

Il est temps de quitter le nid 

Nous apprenons à chasser tout en jouant. Dans l’eau limpide, nous nous fions à nos yeux ; dans l’eau trouble, nous ne voyons pas bien, mais nous sentons les poissons bouger avec nos moustaches, appelées « vibrisses ». 

J’ai maintenant presque un an, et je suis capable de subvenir à mes besoins. Sandres, gardons, écrevisses : je mange pratiquement un kilo par jour et grandis vite.  

Le moment est presque venu de quitter le nid. Pour partir en quête de mon coin à moi. 

Loutre otter

Mon bout de nature 

J’ai du mal à trouver mon territoire. Il faut dire que je suis assez exigeante : je cherche une rivière propre pleine de poissons, avec beaucoup d’endroits où je puisse me cacher en journée entre les roseaux et les racines des arbres. 

Je me heurte à des obstacles. Parfois, je ne parviens pas à sortir de l’eau parce que la berge est trop escarpée et glissante. Parfois, je dois passer sous un pont, et je n’ose pas trop. Je préfère alors sortir de l’eau pour traverser la route, mais les voitures qui me frôlent à toute vitesse me font peur. 

Enfin, ça y est : j’ai choisi mon coin. Je le marque de mon odeur pour faire savoir que ce bout de nature est à moi. 

otter eating fish

Nouvelle vie 

J’ai presque trois ans maintenant, et je suis prête à me reproduire. 

Une nuit, j’entends un sifflement fort et aigu qui finit en vibration – le cri d’accouplement d’un mâle. J’y réponds. Nous jouons, nous nous accouplons, puis nous reprenons chacun notre chemin. 

Je sens que je porte la vie en moi et rejoins l’intérieur des terres. Je cherche un coin tranquille pour mettre mes petits au monde.  

Environ deux mois plus tard, ils sont là. Quatre petits tout duveteux, aussi aveugles et vulnérables que moi à ma naissance. À mon tour de jouer à la Maman. 

Le moment de laisser partir mes petits 

Pendant quatre mois, je les allaite. Je les déplace régulièrement pour qu’ils soient en sécurité, je veille sur eux, et je chasse. Je leur apprends à nager et à attraper des poissons.  

Ils grandissent, et après un an, ils sont assez grands pour partir en exploration. Ma première portée a été une réussite. Maintenant, mes petits sont confrontés aux mêmes défis que moi quand j’ai quitté ma Maman.  

Mais j’ai de l’espoir. Car des personnes que je n’ai même jamais vues nous aident, moi et mes petits. Elles végétalisent les berges pour que je trouve des aires de repos. Elles installent des escaliers pour m’aider à sortir de l’eau quand les berges sont trop abruptes. Et lentement mais sûrement, durablement, elles restaurent mes habitats. 

loutron

Contribuez à mon avenir 

À chaque portée que j’élève, je contribue à l’avenir de mon espèce en Belgique. Mais j’ai besoin de votre aide. 

J’ai besoin de cours d’eau propres riches en poissons, de berges vertes et tranquilles pleines d’endroits où se cacher, de passages sûrs. Vous pouvez nous offrir tout cela, à moi et à mes petits.  

Envie d’écrire le prochain chapitre de mon journal ? 

Si vous faites partie des 150 parents adoptifs que nous cherchons d’ici le 1er février, vous pourrez, en un an de temps:

  • Financer cinq projets de restauration de la nature pour offrir un habitat sain à la loutre.
  • Installer 45 pièges photographiques pour mieux étudier et comprendre la loutre.
  • Placer 50 panneaux de signalisation sur les zones à risque.

Et vous recevrez, en remerciement, une adorable peluche loutre pour vous ou votre aimé·e !

Otter Valentine's