30 juillet 2026, Jour du dépassement de la Terre
30 juillet 2026, Jour du dépassement de la Terre
Aujourd’hui le 30 juillet, cinq mois avant la fin de l’année, l’humanité a déjà épuisé toutes les ressources écologiques et tous les services écosystémiques que la Terre est capable de fournir de manière durable en un an. À partir d’aujourd’hui, nous puisons donc dans les réserves de notre planète, qui sont limitées : nous vivons à crédit. Le jour du dépassement de la terre montre que cette situation n'est pas tenable. Cependant, les solutions existent, et nous en connaissons une grande partie.
En un an de temps, l’humanité consomme donc plus de ressources naturelles que ce que la Terre est capable de régénérer au cours de cette même année : nous exploitons la nature à un rythme 73 % plus rapide que celui auquel les écosystèmes peuvent la restaurer. À l’échelle mondiale, l’humanité vit donc comme si elle disposait de 1,73 Terre. Cet épuisement des ressources se traduit par une déforestation accrue, l’érosion des sols, la perte de biodiversité et l’accumulation de CO₂, ce qui entraîne des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, tels que le stress thermique.
Si l’on se penche sur notre propre pays, on constate que le Jour du dépassement belge est survenu bien plus tôt, le 11 avril. Si l’ensemble de la population mondiale vivait comme les habitant·es de notre pays, nous aurions besoin d’environ 3,6 Terres…
La production alimentaire en danger
L’épuisement des ressources de notre planète se traduit notamment par des pénuries d’eau, une hausse des températures, la destruction des habitats naturels, la désertification, une baisse de la productivité des terres agricoles - menaçant à terme notre production alimentaire - et l’extinction d’espèces. La taille moyenne des populations d'animaux sauvages, que nous étudions dans le Rapport Planète Vivante, a ainsi chuté de 73% entre 1970 et 2020. En épuisant ainsi la planète, nous mettons également notre production alimentaire en danger à long terme.
Miser sur la restauration de la nature
Pour diminuer notre empreinte écologique, réduire l’utilisation des combustibles fossiles constitue donc une étape cruciale, via l’accélération de la transition énergétique et l’élimination des subventions aux combustibles fossiles. Mais il est également essentiel de stopper la déforestation, de rendre notre système alimentaire plus durable, et d’orienter le système financier vers des mécanismes respectueux de la nature.
Nous devons en outre investir dans la restauration de la nature. Renforcer les écosystèmes naturels, partout dans le monde, ça veut dire plus de biodiversité, une planète plus saine, et une meilleure protection contre les effets du changement climatique.
Actions individuelles
Si les solutions principales sont à prendre au niveau gouvernemental, chacun·e peut également apporter sa petite pierre à l’édifice, par exemple en adoptant plus souvent une alimentation végétale, en économisant l’énergie, en achetant de manière plus responsable, en réduisant ses déchets et en optant pour des sources d’énergies renouvelables.
Le fait que le Jour du dépassement tombe si tôt dans l’année est une fois de plus un signal important de l’urgence de redoubler d’efforts et de réduire notre empreinte écologique, afin que la nature puisse se régénérer suffisamment, dans l’intérêt de tous et de toutes.